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Le plafond,
commune par commune

120 nuits par défaut, 90 dans cinq villes. Chaque ligne renvoie à la délibération qui la fonde, et nous disons quand nous n'avons pas pu la lire.

Six communes documentées
Délibérations citées
À jour au 1er octobre 2026
La réponse courte

Le plafond national est de 120 nuits par année civile pour une résidence principale. Cinq villes seulement l'ont abaissé à 90 nuits : Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux et Montpellier.

Nice l'avait fait aussi, puis est revenue à 120 nuits en juin 2026. Presque aucune liste en ligne ne l'a enregistré.

Et Annecy, Biarritz, Cannes, Saint-Malo et La Rochelle sont restées à 120 nuits, malgré leur réputation. Ce qu'elles encadrent durement, c'est le changement d'usage, qui est un tout autre sujet.

Le tableau, au 1er octobre 2026

CommunePlafondDepuis
Bordeaux90Depuis le 1er janvier 2026
Lyon90Depuis le 1er janvier 2026
Marseille90Délibération du 25 avril 2025
Montpellier90Depuis le 1er janvier 2026
Paris90Depuis le 1er janvier 2025
Annecy120120 nuits, quota de changement d'usage
Biarritz120120 nuits, compensation au Pays basque
Cannes120120 nuits, pas de changement d'usage annoncé
La Rochelle120120 nuits, règlement refait fin 2025
Nice120Revenue à 120 nuits en juin 2026
Saint-Malo120120 nuits, quotas par secteur
Toute autre commune en France120Plafond national, tant qu'aucune délibération n'est intervenue

Comment cette liste est établie

Chaque ligne renvoie à la délibération du conseil municipal, pas à un article de presse. Quand nous n'avons pas pu lire le texte lui même, nous le disons sur la page de la commune concernée, plutôt que de faire passer une information de seconde main pour une certitude.

Ce que nous vérifions, à chaque fois : le numéro et la date de la délibération, le nombre de jours retenu, la date d'entrée en vigueur, et l'existence éventuelle d'exceptions ou d'un zonage. Trois de ces éléments manquent encore, et c'est écrit noir sur blanc là où c'est le cas.

Le fondement légal est toujours le même. Le deuxième alinéa du IV de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme permet à une commune d'abaisser le plafond « par délibération motivée », « dans la limite de quatre-vingt-dix jours ». 90 est le plancher : aucune commune ne peut aller plus bas.

Cinq villes réputées sévères, et pourtant à 120 nuits

C'est la confusion la plus répandue sur le sujet, et elle coûte cher dans les deux sens. Beaucoup de loueurs d'Annecy, de Biarritz, de Cannes, de Saint-Malo ou de La Rochelle croient être à 90 nuits. Ils ne le sont pas. Et beaucoup d'investisseurs croient ces villes faciles parce que le plafond y est de 120. Elles ne le sont pas non plus.

Deux dispositifs différents se superposent, et ils ne visent pas les mêmes logements.

Le plafond de nuitsLe changement d'usage
Qui est viséLa résidence principale du loueurTout logement qui n'est pas sa résidence principale
Qui décideLe conseil municipal, et lui seulSouvent l'agglomération ou la métropole
Ce que ça limiteLe nombre de nuits dans l'annéeLe droit même de louer, par quota ou compensation
La sanctionJusqu'à 15 000 €Jusqu'à 100 000 € par local

Dans ces cinq villes, l'assemblée qui s'est montrée sévère est presque toujours l'intercommunalité, et elle a agi sur le levier qu'elle détient : le changement d'usage. Le plafond de nuits, lui, ne peut être abaissé que par le conseil municipal, et aucun des cinq ne l'a fait.

Comment savoir lequel vous concerne. Posez-vous une seule question : est-ce le logement où vous vivez au moins huit mois par an ? Si oui, votre sujet est le plafond de nuits, et il est de 120 dans ces cinq villes. Sinon, votre sujet est le changement d'usage, et c'est là que se trouve le risque à 100 000 €.

Montpellier, la commune que personne n'a vue

Montpellier a abaissé son plafond à 90 nuits au 1er janvier 2026, par une délibération du conseil municipal du 16 octobre 2025 votée à l'unanimité. Trois cent mille habitants, une métropole universitaire, un centre historique très touristique : ce n'est pas une petite commune.

Et pourtant, aucune liste de communes publiée en ligne ne la mentionne, y compris celles des sites spécialisés. La page officielle de la Ville affiche elle même les deux chiffres à quelques lignes d'intervalle, 120 dans son corps de texte et 90 dans sa FAQ.

Pourquoi la FAQ est la partie à jour, et ce que dit la mention de Lattes.

Le cas de Nice, et ce qu'il enseigne

Nice a abaissé son plafond à 90 nuits par une délibération du 23 mai 2025, applicable au 1er janvier 2026. Puis la ville est revenue à 120 nuits en juin 2026.

L'enseignement dépasse le cas particulier : une commune peut relever un plafond qu'elle avait abaissé, dans la limite des 120 nuits fixée par la loi. Un plafond n'est donc jamais acquis, dans un sens comme dans l'autre. C'est aussi pourquoi une liste trouvée en ligne, celle ci comprise, ne remplace jamais un appel au service urbanisme de votre mairie avant d'ouvrir une saison.

Le détail de l'aller-retour niçois.

Et dans les autres communes ?

Partout ailleurs, le plafond reste de 120 nuits tant qu'aucune délibération n'est intervenue. La pression est forte là où le logement manque et où le tourisme paie mieux que le bail à l'année : le Pays basque, la Côte d'Azur, les stations alpines, les villes littorales de Bretagne et de Charente.

Une délibération peut être prise à tout moment et s'appliquer dès le 1er janvier suivant. Si votre commune est dans ce cas, la manière la plus sûre de le savoir reste de le demander au service urbanisme, avant d'ouvrir votre calendrier.

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Pour aller plus loin

Information juridique générale. Cette page décrit la règle applicable à la date indiquée et ne constitue pas un conseil juridique individuel. MonPlafond est un service indépendant, sans lien avec les plateformes de location ni avec l'administration. Seuls les textes officiels, la délibération de votre conseil municipal et votre mairie font foi. Page à jour au 1er octobre 2026.